Si j’ai bien compris, la crédulité devient la chose du monde la mieux partagée. Que les Anglais choisissent de quitter l’Union européenne, on n’y croyait pas. Que les Américains élisent Donald Trump président, on n’y croyait pas. Que les Russes ravagent la Tchétchénie, qu’ils annexent la Crimée et qu’ils aident Bachar al-Assad en Syrie, on n’y croyait pas, que c’était grave et même dangereux. Que les troupes de Vladimir Poutine envahissent l’Ukraine, on n’y croyait pas. Et que cette agression ne se révèle pas une partie de plaisir, que les Ukrainiens soient si valeureux, que le pari sur la lâcheté de l’Europe soit perdu, que la Suisse soit un peu moins neutre et que la Russie soit assurée de ne pas gagner la prochaine Coupe du monde de football avant même d’être éliminée, Vladimir Poutine lui-même n’y croyait pas. Ce serait bénéfique pour tout le monde que la planète devienne plus pascalienne : il n’y a désormais rien à perdre à y croire, à tous ces trucs qui paraissent invraisemblables. Le père Noël va se réjouir et si c’est Pascal lui-même qui avait raison, avec son pari mystique, Vladimir Poutine se prépare de mauvais jours après sa mort, sans même compter de son vivant. Le grand frère russe a une vision singulière de la fraternité. On a beau en connaître, des histoires de famille, celle-là dépa
Chronique «Si j'ai bien compris...»
Oh, Poutine de sa mère!
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Si on fait le compte de tout ce à quoi on ne croyait pas, il risque malheureusement encore d’en arriver de belles.
Publié le 04/03/2022 à 21h33
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