2016, le paradis perdu ? On a beau savoir que le «c’était mieux avant» est davantage une recherche de l’insouciance plutôt qu’une réelle nostalgie, la tendance «2026 is the new 2016», qui fleurit sur les réseaux sociaux a décidément la mémoire (très) courte. 2016, si on la regarde bien, c’est quand même le point de départ de tous les dérèglements du monde qui nous donnent aujourd’hui le sentiment qu’il tourne à l’envers. En 2016, une femme démocrate progressiste devait être élue à la présidence des Etats-Unis (coucou Hillary Clinton) mais finalement le trumpisme est né ; en 2016 la mise au pas d’i-Télé faisait éclore le concept de bollorisation des médias ; en 2016, on n’avait pas attendu l’IA pour que les fake news se mettent à envahir l’espace (même si on n’avait droit qu’à 140 signes sur Twitter, ¯\_(ツ)_/¯), la Méditerranée était un cimetière où coulaient chaque jour des migrants dans l’indifférence et on avait tellement intégré le risque d’attentat que chaque sirène de police nous faisait sursauter… Et d’ailleurs Nice, Magnanville (Yvelines), Bruxelles, Saint-Eti
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Par pitié, ne nous ramenez pas en 2016 !
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Alors que la tendance «2026 is the new 2016» fleurit sur les réseaux sociaux, dix ans auparavant on faisait face aux débuts du trumpisme et au vote du Brexit, on enterrait David Bowie, et globalement, ça n’allait pas mieux avant.
«2016, si on la regarde bien, c’est quand même le point de départ de tous les dérèglements du monde.» (Christoph Schmidt /dpa Picture-Alliance. AFP)
Publié le 16/01/2026 à 16h14
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