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Libération
Chronique «Médiatiques»

Pierre Haski, ex-ado mao dans le viseur du rapporteur Charles Alloncle, par Daniel Schneidermann

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Sous couvert de vouloir retracer le parcours professionnel de l’éditorialiste de France Inter Pierre Haski, le rapporteur de la commission d’enquête sur la neutralité et le financement du service public de l’audiovisuel ne fait rien de moins que d’inaugurer en France les sombres méthodes du maccarthysme.

Pierre Haski président de Reporters sans frontières lors des 40 ans de l'ONG, à Paris, en 2025. (Virginie Haffner/Hans Lucas. AFP)
Publié le 30/01/2026 à 16h39

Alerte rouge : l’Assemblée nationale reçoit un révolutionnaire. «Je me suis intéressé à votre parcours professionnel…», commence Charles Alloncle, rapporteur (ciottiste) de la commission d’enquête sur la neutralité et le financement du service public de l’audiovisuel. Jusque-là, pourquoi pas ? Certes, l’invité du jour, Pierre Haski, journaliste, est invité en tant que «président du conseil d’administration de Reporters sans frontières». C’est ainsi que l’a présenté le président (philippiste) de la commission (Jérémie Patrier-Leitus), sans d’ailleurs préciser en quoi RSF était concerné par le sujet.

Mais on sent que l’intérêt du rapporteur Alloncle est ailleurs. «J’ai l’impression que dans votre parcours, et je vous laisserai tout loisir de me répondre, il y a une forme d’engagement politique qui est, euh, que vous aurez probablement du mal à nier…»

On apprend deux choses. Que Pierre Haski serait tenté de nier sa «forme d’engagement politique». Et qu’il aurait du mal à le faire, même si le rapporteur lui laisse

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