Les commentaires de la campagne pour l’élection présidentielle d’avril dernier ont unanimement remarqué l’absence de la thématique écologique pendant les débats, et pas seulement durant le dernier d’entre eux. Si, d’ordinaire, c’est par prétérition qu’on annonce ne pas parler d’un sujet – pour mieux se concentrer sur celui-ci –, l’inverse se produisit en l’occurrence. L’absence de l’écologie a été simultanément notée et confirmée. Certes, l’inquiétude conjointe suscitée par la guerre en Ukraine et la montée de l’extrême droite constituent des éléments d’explication plausibles de cette lacune. Néanmoins, on peut aussi y discerner le symptôme plus profond de la difficulté structurelle du souci écologique à s’insérer dans des modes de vie incompatibles avec celui-ci. Si c’est le cas, il est possible d’en concevoir des raisons de désespérer, mais aussi d’espérer. Car cerner la résistance à la cause écologique, c’est ouvrir la voie à une sortie du refoulement dans laquelle elle est tenue.
Chronique «Philosophiques»
Pourquoi le déni écologique persiste-t-il?
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Se soucier de l’avenir de la planète oblige à se décentrer de soi, à adopter un point de vue cosmopolitique et à se défaire de l’illusion qu’on maîtrise sa vie personnelle.
Publié le 20/05/2022 à 6h50
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