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«Je ne suggère à personne d’agir en fonction des menaces brandies par Nétanyahou, que ce soit dans le pays ou en dehors.» L’homme qui parle n’est pas un terroriste palestinien, ni un antisémite masqué.
Pour l’actuel Premier ministre israélien, la démarche diplomatique d’Emmanuel Macron n’aurait pas d’autre objectif que de récompenser le Hamas pour l’attentat du 7 octobre 2023, ce qui ferait de lui le pire des antisémites du moment. Benyamin Nétanyahou ne recule devant aucune outrance : tous ceux qui sont en faveur de deux Etats, un juif et un palestinien, sont, pour lui, à classer dans la catégorie des pires antisémites.
L’homme qui suggère de ne pas l’écouter s’appelle Ehud Olmert. Il a été, lui aussi, Premier ministre d’Israël, de 2006 jusqu’à 2009, après avoir été maire de Jérusalem, et avoir gouverné avec Ariel Sharon. Membre comme Nétanyahou du Likoud – la droite israélienne – il avait lui refusé de faire alliance avec l’extrême droite. Il a, lui aussi, été poursuivi par la justice pour corruption, mais à la différence de Nétanyahou, pour qui la guerre sert à la fois de paravent et d’excuse, lui avait fait de la prison.
Ehud Olmert pense positive l’initiative française. Il considère que c’est «un pas dans la bonne direction». Il juge Nétanyahou, qu’il




