Si j’ai bien compris, quoi qu’on pense de Donald Trump, pour les chroniqueurs il est une aubaine. Il n’empêche qu’on peut essayer de le laisser de côté une petite semaine, ne serait-ce que pour ne pas le gâcher. Parlons négociations qui n’est pas l’art où il excelle le plus quand il ne s’agit pas juste de faire une démonstration de force. Chez nous, on discute sur les retraites et, tel que ça se présente, les négociateurs auront l’âge d’y partir avant que ce soit fini et, telle la dette, laisseront honteusement et désinvoltement la négociation aux générations futures. «Après nous, la négociation» est le slogan implicite, et espérons qu’elle ruissellera mieux que l’argent des ultrariches. François Bayrou appelle ça un conclave, ce qui n’est pas forcément de bon goût vu l’état de santé du pape. Mais il n’a pas le mot juste, ces jours-ci, notre Premier ministre qui voudrait qu’on négocie ce qui est négociable avant de commencer la négociation. Et il s’avère, mais à part certains naïfs on s’en doutait, que si la retraite à 62 ans est très populaire chez les retraités qui aspirent à en bénéficier, elle l’est moins chez les macronistes qui l’auraient mauvaise d’avoir dépensé 300 000 et quelque 49.3 pour rien. Ou alors on peut négocier qu’il serait possible de partir à la retraite à tout âge, à conditio
Chronique «Si j'ai bien compris…»
Retraites : les gogos de la négo
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Pour le départ à 64 ans, le consentement n’est pas considéré comme une étape obligée.
François Bayrou à Matignon, le 20 février 2025. (Stéphane de Sakutin/AFP)
Publié le 22/03/2025 à 9h49
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