Si j’ai bien compris, on craint que Donald Trump conteste les résultats de la présidentielle américaine. On ferait mieux de redouter qu’il ne les conteste pas et, au contraire, s’en enorgueillisse. Parce que c’est ça le pire : peut-être qu’il va l’emporter sans tricher. On a peur qu’il soit mauvais perdant mais on est sûr qu’il serait mauvais gagnant pour l’avenir (et le présent) du monde qui n’a pas besoin de ça, dans l’état où il est. Mais s’il croit vraiment qu’il a été volé en 2020 et qu’il a plus ou moins laissé faire – à part envoyer des affidés envahir le Capitole et se plaindre pendant quatre ans, il est resté inerte –, c’est que, comme il le dirait plus grossièrement, des testicules paraissent lui faire défaut. Parlez-nous d’un président de la plus grande puissance du monde qui ne sait que vitupérer quand il se fait dépouiller par de minables opposants de l’intérieur. S’ils étaient cohérent
Chronique «Si j’ai bien compris…»
S’il vous plaît, pas Donald Trump, par Mathieu Lindon
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L’expérience montre que dire n’importe quoi n’est pas forcément rédhibitoire dans une élection.
Le candidat républicain à la présidentielle et ancien président des Etats-Unis, Donald Trump, en campagne électorale à Allentown (Pennsylvanie), le 29 octobre 2024. (Brendan McDermid/REUTERS)
Publié le 01/11/2024 à 11h32
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