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Chronique «Médiatiques»

Sondages : les bons et les mauvais

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C’est bien connu, le bon sondage est celui qui donne les résultats attendus au candidat soutenu. Quant aux enquêtes sur les «thèmes qui intéressent les électeurs» (plutôt pouvoir d’achat ou insécurité ?), leurs résultats diffèrent immanquablement selon les instituts.

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Publié le 01/11/2021 à 12h23

Sonnez hautbois, résonnez musettes : pour la présidentielle, Ouest-France ne publiera pas de sondages, cette «pollution de la démocratie». Et ne commentera même pas les sondages des concurrents. Bravo ! s’écrient les réseaux sociaux éblouis. Le rédacteur en chef, François-Xavier Lefranc, est invité sur les plateaux à commenter l’acte héroïque. Consensus général : la course de petits chevaux est devenue insupportable. Machine devant TrucMuche, Bidule devance Chose d’un demi-point, on n’en peut plus. «Une grande avancée !» s’exclame le socialiste Olivier Faure, soutien de la candidate Anne Hidalgo, à la traîne dans les sondages. Le «bon» sondage, c’est connu, est celui qui donne de bons résultats au candidat que l’on soutient. Les mauvais, ce sont les autres. «Le journal faisait moins le malin quand, en 2011, il annonçait un duel DSK-Marine Le Pen au second tour», grince un trouble-fête zemmourien sur Twitter. Chacun a en tête les Trafalgar successifs des sondages les soirs d’élection. Jospin au second tour en 2002, Juppé désigné candidat LR en 2016. Sans parler, en effet, de DSK.

Heureusement, restent des sondages vertueux et incontestables, ceux qui portent sur «les thèmes qui intéressent les électeurs», et «seront déterminants pour l’élection». Là, c’est du solide, du fond, ce

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