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Suicide de Caroline Grandjean : nous, LGBT+ et alliés, continuerons de lutter pour que la haine cesse de tuer

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Face aux persécutions lesbophobes, la résistance de la directrice d’école, broyée par le manque de soutien de l’Education nationale, nous rappelle que l’école est l’un des premiers lieux où mener le combat contre les LGBTphobies.

Caroline Grandjean, s’est donné la mort lundi, jour de la rentrée scolaire à Moussages dans le Cantal. (Julien Coquentin/Hans Lucas pour Libération)
Publié le 04/09/2025 à 7h30

Après la mort, le jour de la rentrée scolaire, de Caroline Grandjean, directrice d’école victime pendant des années de harcèlement lesbophobe et de menaces de mort dans le Cantal, les pensées émues de toutes les lesbiennes de France se tournent vers sa femme et ses proches. Sa disparition est une déchirure pour la communauté éducative et pour les personnes LGBT +. Toutes savent dans leur chair et leur histoire commune ce que veulent dire les mots : la lesbophobie tue, les LGBTphobies tuent.

«Au commencement, il y a l’injure. Celle que tout gay peut entendre à un moment ou à un autre de sa vie, et qui est le signe de sa vulnérabilité psychologique et sociale», écrit Didier Eribon en ouverture de ses Réflexions sur la question gay (1). L’injure qui a pourchassé Caroline Grandjean, nous ne la connaissons que trop bien, «sale gouine», «va crever sale gouine», en ce qu’elle blesse profondément et assigne des vies à une alté

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