Les lucides citoyens de ce pays, en 2025, ont à peu près compris que dans une interview politique audiovisuelle, les questions sont souvent plus intéressantes que les réponses. Sur un plateau de télévision, la question n’a pas pour but principal d’obtenir une réponse du questionné. Elle a pour but (ou pour effet, car ce n’est pas toujours conscient) de signifier au public l’opinion du questionneur, sa position personnelle sur le problème qu’il soulève, quitte à enfermer le questionné dans un choix restreint de réponses.
Afin de sortir de ce piège, la seule issue pour le questionné est donc de démonter, avant toute réponse, les ressorts et présupposés de la question. «Il y a trois fausses informations dans ce que vous venez de dire», objecte ainsi immédiatement Manuel Bompard (LFI), invité du magazine Questions politiques (diffusé sur France Inter et la chaîne France Info) le 10 novembre, à Alix Bouilhaguet (France 2).
Elle vient de poser, à propos de l’élection de Zohran Mamdani à la mairie de New York, la question suivante : «Il est ouvertement pro-palestinien. Et il a repris en son temps le slogan “Mondialiser l’intifada”, en clair f




