Nouveauté de la rentrée : déferlent sur les écrans, chevauchant leurs licornes, une escouade de pauvres milliardaires aux poches vides. Trop pauvres, en tout cas, pour payer sur leur patrimoine les 2 % d’impôts prévus par la taxe Zucman. Ruisselle ainsi devant le public sidéré une pluie de milliards virtuels, hypothétiques, gazeux, de faux milliards en billets de Monopoly que personne ne détient vraiment, et qu’on rangera sans doute à la fin du jeu. «Je ne peux pas payer des impôts avec», soupire l’un. «Ni les vendre, soupire un autre, sinon avec une décote importante.» Quant à «manger», précise un autre, n’y comptons pas. Bref, zoomant sur le maillon faible ultra-marginal du projet de taxe (les jeunes start-up), les chaînes privées accomplissent, comme périodiquement, leur mission profonde : pas touche aux super-riches ! Les milliards de la French Tech, braves gens, ne sont pas des milliards.
Chronique «Médiatiques»
Taxe Zucman : ceci n’est pas un milliard ! par Daniel Schneidermann
Réservé aux abonnés
Peut-on taxer les ultra-riches ? Que ce soit Corrot, fondateur et président de Mirakl, Larchevêque, fondateur de Ledger, ou encore Mensch, créateur de Mistral AI, ils n’en démordent pas : c’est plutôt non.
En 2022 à Paris, Philippe Corrot, cofondateur et PDG de Mirakl, leader mondial des plateformes de marketplace e-commerce en ligne
(Joël Saget /AFP)
Publié le 20/09/2025 à 16h37
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus