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Si j'ai bien compris…

Un petit pas pour la France, un grand pas pour Lecornu, par Mathieu Lindon

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Le Premier ministre est apparu comme le président de la semaine. Emmanuel Macron le lui pardonnera-t-il ?

Sébastien Lecornu à l'Assemblée nationale, à Paris, le 9 décembre. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 11/12/2025 à 18h27

Si j’ai bien compris, Sébastien Lecornu est le nouveau monsieur En-même-temps. Il arrive à mécontenter pour de bon à la fois à droite et à gauche, et à se faire accepter un chouïa faute de mieux à la fois à droite et à gauche. Il apparaît donc comme un parfait candidat de second tour même si, comme Lionel Jospin pourra lui expliquer, un parfait candidat de second tour a d’abord à passer le premier.

En tout cas, qui est mieux armé pour être président ? Il a déjà été ministre des Armées et ministre de la Transition écologique, ministre des Outre-Mer et ministre des Collectivités territoriales. Là-dessus, il se retrouve Premier ministre. Le couteau suisse de la fonction ministérielle mérite de toute évidence une promotion supplémentaire. Et, question couteau, on se demande surtout qui lui plantera le premier dans le dos, puis le deuxième, le troisième et ainsi de suite. Evidemment, il a contre lui sa fidélité et sa loyauté, puisque c’est

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