Si j’ai bien compris, les séries et les films américains nous ont habitués au personnage du justicier mais Donald Trump renouvelle radicalement le genre. On a le sentiment qu’il veut être l’injusticier. Son but ? Qu’injustice soit faite. Bon, le monde est construit de telle sorte que sa tâche est déjà bien avancée, mais quand même, il reste de la marge. La justice semble pour lui comme les droits des femmes, l’antiracisme, la démocratie, la Constitution : une lubie woke à laquelle tout être de bon sens se doit de s’opposer, un résidu de l’ancien monde. Donald Trump a un côté Billy the Kid sur le trône car, malgré son âge, on dirait un gamin que les parents ont laissé seul avec les allumettes. Il a un aspect «no limit». C’est comme s’il voulait promouvoir la banalité non du mal mais de la démesure. Courageux comme on est, les Européens, on ne demanderait pas mieux que de faire de la realpolitik – la Chine, la Russie, on a l’habitude –, mais comment faire de la realpolitik face à quelqu’un qui hurle : «Je suis le plus fort, je s
Chronique «Si j'ai bien compris…»
«Yes I Can, na na nère», par Mathieu Lindon
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On n’aurait jamais dû se moquer de Donald Trump les quatre ans où il n’était pas là. De toute évidence, ça l’a vexé.
Le président américain, Donald Trump, dans le Bureau ovale mercredi 12 février 2025. (Andrew Caballero-Reynolds/AFP)
Publié le 14/02/2025 à 16h08
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