Depuis son élection en 2017, Emmanuel Macron a fait de la guerre d’Algérie le terrain privilégié de sa politique mémorielle. Prônant la rupture, le chef de l’Etat a multiplié les discours de réparation concernant l’assassinat du militant Maurice Audin ou de l’avocat nationaliste Ali Boumendjel, ou l’engagement des harkis. Dernière en date, la reconnaissance de «crimes inexcusables» commis le 17 octobre 1961 à Paris, tout juste traduite dans une résolution votée par l’Assemblée nationale condamnant le massacre. Des gestes inédits, mais qui s’inscrivent dans la continuité de ses prédécesseurs en ciblant différents groupes mémoriels, soulignent le politiste Paul-Max Morin et l
Entretien
Paul-Max Morin : «Dans la politique mémorielle d’Emmanuel Macron sur l’Algérie, la dimension coloniale et raciste est niée»
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Après l’adoption par l’Assemblée nationale fin mars d’une résolution condamnant le massacre des Algériens du 17 octobre 1961, le chercheur Paul-Max Morin montre comment Emmanuel Macron utilise cette mémoire pour «soigner les blessures» du présent au détriment, parfois, de la vérité historique.
En 2021, le président Macron dépose une gerbe près du pont de Bezons (à Colombes) lors de la commémoration du massacre des Algériens du 17 octobre 1961. (Rafael Yaghobzadeh/AFP)
Publié le 09/04/2024 à 16h04
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