Le bras tendu d’Elon Musk devant les caméras du monde entier, le soir même de l’investiture du 47e président des Etats-Unis, les «influenceurs» pro-Trump qui se filment dans un club de Miami – et diffusent les images ! – faisant la fête sur Heil Hitler, la chanson du rappeur américain Kanye West… Ces images ont fait le tour de la planète en un éclair, comme le permettent les outils modernes de communication. Elles ne sont pourtant que la partie émergée d’un iceberg de haine qui vogue au gré des «trends» des réseaux sociaux. De la haine à l’état pur mais version «pop» : clinquante, souriante, survitaminée. Un «pop nazisme» qui ne se cache même pas et qui, au-delà des tréfonds du web, irrigue jusqu’aux personnalités les plus puissantes de la planète.
Un soir de janvier, un van luxueux circule dans les rues de Miami. A son bord, un condensé de ce que l’Internet américain fait de pire en matière d’influenceurs d’extrême droite. Sont là les deux frères Tate, Andrew et Tristan (respectivement 39 ans et 37 ans), qui prônent un sexisme radical et sont suspectés de trafic d’être




