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Libération
Chronique «Economiques»

Pour un big-push vers l’égalité salariale hommes-femmes !

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Favoriser l’accès des femmes aux postes de responsabilité, renforcer la transparence salariale et partager la parentalité font partie des leviers majeurs pour une réduction des inégalités de genre, estiment des experts du Conseil d’analyse économique.

Selon le calcul de la newsletter féministe les Glorieuses, à partir du lundi 10 novembre à 11h31 les femmes commenceront à «travailler gratuitement» jusqu’à la fin de l’année. (Ryan McVay/Getty Images)
Par
Emmanuelle Auriol
Professeure d’économie à l’école d’économie de Toulouse (TSE) et membre du CAE
Jean Beuve
Professeur d’économie à l’Université de Lille, conseiller scientifique au CAE
Alice Lapeyre
Docteure en économie, économiste senior au CAE
Publié le 09/11/2025 à 16h43

Le lundi 10 novembre, à 11 h 31, les femmes commenceront à «travailler gratuitement» jusqu’à la fin de l’année, selon le calcul des Glorieuses. Ce repère symbolique rappelle l’ampleur persistante des inégalités de rémunération entre les femmes et les hommes. Selon l’Insee, en 2023, les femmes du secteur privé ont gagné en moyenne 22,2 % de moins que les hommes. Cet écart s’explique en partie par une participation moindre au marché du travail et un recours plus fréquent au temps partiel.

Mais même à temps complet, la différence demeure importante, de l’ordre de 14,2 % de salaire en moins. Ce chiffre sert de référence pour la date du 10 novembre : à partir de cette date, à temps de travail égal, les femmes cessent symboliqueme

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