Menu
Libération
Polémique

Printemps des poètes : «La question n’est pas Sylvain Tesson, c’est : qui l’a nommé parrain ?»

Réservé aux abonnés

Le tollé suscité par la publication d’une tribune dans «Libération» refusant que l’écrivain parraine l’édition 2024 éclaire le fonctionnement de l’institution : management brutal de sa directrice Sophie Nauleau, entre-soi et vision «poussiéreuse» de la poésie.

Sylvain Tesson pose lors d'un photocall pour le film «la Panthère des neiges» dans le cadre de la sélection cinéma pour le climat au Festival de Cannes, en 2021. (Christophe Simon/AFP)
Publié le 24/01/2024 à 17h50

La publication dans Libération de la tribune contestant le choix de Sylvain Tesson pour parrainer l’édition 2024 du Printemps des poètes a mis en lumière la manifestation qui se déroule chaque année au mois de mars et propose au public des lectures et des conférences autour du genre littéraire. En pointant les accointances de l’écrivain bourlingueur avec l’extrême droite, le texte, signé par plus de 2 000 acteurs du monde de la culture, a suscité une vive polémique, avec réactions ministérielles en prime, et un débat attendu sur la liberté d’expression des artistes.

Ce n’est pourtant pas la figure controversée de Sylvain Tesson qui agite le microcosme de la poésie depuis des années mais davantage le rôle de l’institution créée en 1999, imaginée par Jack Lang, et présidée par l’écrivaine Sophie Nauleau depuis 2018. «Avec ce

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique