Au «Travailler plus pour gagner plus» de Nicolas Sarkozy, voilà plusieurs années que des économistes répondent qu’il faudrait plutôt «travailler moins pour polluer moins». Alors que le Haut Conseil pour le climat jugeait que le plan de relance post-pandémie de la France n’était pas assez vert, et que le chômage a augmenté de 7,5 % en France en 2020, il semble de bon ton de se demander pourquoi et comment on travaille. Un nouveau rapport, publié fin mai par la plateforme écologiste britannique 4 Day Week, vient donner de nouveaux arguments en faveur d’une réorganisation du labeur. Intitulé «Stop The Clock», il montre qu’adopter au Royaume-Uni une semaine de quatre jours sans réduction de salaire permettrait au pays de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de près de 21,3 % - une baisse de 127 millions de tonnes équivalent CO₂ par an, soit autant que les émissions de l’ensemble des voitures privées du pays. Mieux : en croisant des études conduites sur la réduction du temps de travail depuis une trentaine d’années dans différents pays de l’OCDE, 4 Day Week es
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Quatre jours par semaine, le nouveau tempo écolo ?
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Un rapport montre que réduire le temps de travail hebdomadaire ferait baisser drastiquement les émissions de gaz à effet de serre. Le débat est aussi ancien qu’inflammable.
On trouvait en 2000 les mêmes crispations autour de la semaine de 35 heures qu’en 1900 lors de l’instauration de la semaine de 70 heures. (Julien Benard/Hans Lucas)
Publié le 06/06/2021 à 11h08
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