Je vais vous éviter cette rengaine qui veut que les auteurs du passé ne retrouvent leur pertinence qu’à l’heure où la numérologie fait tilt. Je vais juste profiter des 400 ans de Jean-Baptiste Poquelin pour interroger la métamorphose subie par certains de ses personnages, devenus emblèmes coutumiers ou caricatures répulsives. Et je vais me compliquer la vie en dédaignant certaines facilités. Ainsi, je me dispenserai d’évoquer les bastonnades empruntées au Médecin malgré lui que mériteraient certains intervenants nés du Covid, trop présents ou trop insistants. Ils se nomment Raoult ou Lacombe, Kierzek ou Delfraissy, qu’importe. Leurs affirmations aléatoires ont fait de nous des malades plus ou moins imaginaires et de doctissimes mélangeurs de tout et de n’importe quoi, confondant contaminations et admissions en réa, en une panique sanitaire qui est loin d’avoir brûlé ses derniers feux. Je laisserai également tomber l’évaluation du féminisme de Molière et l’évolution de sa vision, entre l’Ecole de
Chronique «Ré/jouissances»
Quoi de neuf? Molière…
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Alceste, Don Juan et Tartuffe, ces personnages créés par Molière voici quatre siècles, ont fini par varier et muter mais font toujours l’actualité.
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Publié le 11/01/2022 à 5h14
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