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Essai

Sam Altman, Peter Thiel, Curtis Yarvin… Ces milliardaires «techno-fascistes» qui programment la fin de la démocratie

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Dans «Apocalypse Nerds», les journalistes Nastasia Hadjadji et Olivier Tesquet analysent le projet autoritaire des patrons de la Tech, entre haine de l’Etat et les délires transhumanistes.

Le PDG de Open AI (chatGPT), Sam Altman, à la conférence de la Réserve fédérale à Washington, le 22 juillet 2025. (Mark Schiefelbein/AP)
Publié le 06/11/2025 à 15h36

La Silicon Valley est-elle de droite ou de gauche ? Bastion progressiste ou terreau d’idées réactionnaires ? Pour les journalistes Nastasia Hadjadji et Olivier Tesquet, qui publient Apocalypse Nerds. Comment les techno-fascistes ont pris le pouvoir, la région a clairement basculé du côté obscur. Et constitue, à présent, le berceau d’un groupe de nerds techno-fascistes qui s’attachent à saper les fondements des sociétés démocratiques et l’Etat de droit.

Ces as de la Tech peuvent avoir des aspirations divergentes, mais se rejoignent dans leur détestation des démocraties libérales et leur volonté de les remplacer par des structures autoritaires. Ils rêvent d’une forme de féodalité technologique, constituée de cités-Etats gouvernées autoritairement à la manière des start-up. Par des chefs dont le pouvoir ne peut être mis en cause, mais également par des machines et des algorithmes, bien entendu infaillibles. La plupart de ces techno-fascistes sont adeptes des théories libertariennes et ont été biberonnés à la science-fiction, à laquelle ils se réfèrent régulièrement. Leur idéologie est également raciste et eugéniste, plaçant bien évidemment le mâle blanc en haut de la pyramide. Les délires transhum

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