Sept prévenus, six condamnations dont deux à des peines de prison ferme, de douze et neuf mois : la lutte antinucléaire coûte cher. Le jugement des sept opposants au projet de stockage de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), baptisé «Cigéo», dont le procès s’était tenu début juin, a été rendu le 21 septembre prochain. Les moyens mis en place par la justice (qui aurait dépensé près d’un million d’euros pour l’enquête, selon Reporterre et Mediapart) n’ont pourtant pas permis de prouver autre chose sur cette «bande organisée» de «malfaiteurs» que l’organisation d’une manifestation non autorisée, avec des «violences volontaires» exercées au cours de cette manifestation et une détention de «substances ou produits incendiaires». Pour l’historienne et sociologue des sciences Sezin Topçu, chargée de recherches au CNRS et autrice de la France nucléaire. L’art de gouverner une technologie contestée (Seuil, 201
Cigéo
Sezin Topçu : «L’Etat surveille avec les mêmes craintes les militants et le plutonium»
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Pour la sociologue des sciences, le procès des militants de Bure montre que le nucléaire est un enjeu stratégique pour la France, ce qui explique une «criminalisation de l’action antinucléaire». Après leur condamnation, nous republions son interview.
Lors d'une manifestation contre l'enfouissement des déchets nucléaires, à Mandres-en-Barrois, le 4 mars 2018. (Stéphane Lagoutte/Myop pour Libération)
Publié le 05/06/2021 à 12h16, mis à jour le 21/09/2021 à 18h03
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