Avant le déluge de roquettes du Hamas et les bombes israéliennes sur Gaza, ce que certains – à l’instar de Gilles Kepel – ont voulu renommer la «guerre des onze jours» fut d’abord un «Mai palestinien». Autour de la défense du quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est, un consensus national s’est reformé, des ruelles de la ville sainte aux avenues de Chicago, des territoires occupés aux réseaux sociaux, terrains de bataille protéiformes pour un peuple morcelé qui avait trouvé là un dénominateur commun. Reformulée à l’ère Black Lives Matter par une génération ultraconnectée et formée dans les grandes universités occidentales plutôt que dans les rangs des factions sclérosées, la cause qu’on disait anachronique s’est réincarnée. Son discours aussi, penchant vers la radicalité face à l’impasse diplomatique. Avec un certain succès, dont témoigne l’emploi grandissant du mot «apartheid», des campus aux ONG.
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Tareq Baconi : «Nous, Palestiniens, vivons un moment d’unité. C’est une avancée psychologique, pour enfin faire peuple»
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Pour cet analyste à l’International Crisis Group, la lutte palestinienne connaît une configuration et un écho historiques depuis mai. Plus qu’un territoire, les activistes réclament surtout la liberté de mouvement, l’égalité, la justice. Autrement dit, la fin de la domination israélienne.
Manifestation palestinienne à Gaza le 24 avril 2021. (MOHAMMED ABED/AFP)
Publié le 01/07/2021 à 19h34
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