Il y a une illusion fragile qui se cache, tel un edelweiss digital, en bordure du couloir d’avalanches où s’éparpille Lindsey Vonn et où dégringolent nos peurs paniques, poussées dans le dos par l’actualité morbide qui, ces temps-ci, atteint des sommets.
Il y a cette conviction idiote que la trêve olympique existe et qu’elle est d’autant plus sympathique qu’il s’agit des jeux d’hiver et que ceux-ci paraissent moins imposants que leurs aînés d’été qui engagent la crédibilité du pays hôte, sa grandeur, son aura, ses capacités.
Il y a cette illusion attendrie et féconde que les JO qui débutent ces jours-ci sont des boules à neige qui renvoient chacun vers une enfance à flocons, où l’on resterait dans sa bulle et où l’on pourrait encore espérer que les années qui passent n’ont rien d’assassin pour les skieuses du temps jadis.
Il y a cette conviction que le commun des mortels qui, pourtant, s’emmêle les skis dès qu’il s’agit d’emprunter le moindre tire-fesses, a tout à gagner à vivre par procuration devant son écran, à tom




