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1er décembre : face au VIH, la France choisit de plonger dans la régression

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L’austérité budgétaire fragilise l’éducation sexuelle, le dépistage et la diffusion de la Prep au sein des populations les plus vulnérables. En cette journée mondiale de lutte contre le sida, Act Up-Paris demande au gouvernement de maintenir un budget au niveau national et d’honorer sa contribution au Fonds mondial.

Le 21 novembre 2025, la France n'a fait aucune promesse de don, à la différence de 2022 avec le 1,5 milliard d'euros annoncé. Ici, lors d'une journée de dépistage des MST. (Stephane Dubromel/Hans Lucas pour Liberation)
Par
Act Up-Paris
Publié le 01/12/2025 à 7h00

2025 devait être l’année où la France s’engageait enfin à accélérer la lutte contre le VIH-Sida. A la place, nous faisons face à des gouvernements obsédés par la répression et les coupes budgétaires, au détriment de la santé publique. Dépistage fragilisé, diffusion limitée de la Prep, innovations menacées, éducation à la sexualité sacrifiée : le VIH progresse toujours là où l’Etat recule.

Act Up-Paris refuse ce retour en arrière. Financer la prévention, c’est sauver des vies, et c’est un choix que le pouvoir politique refuse aujourd’hui de faire.

Alors même que le nombre de sérologies VIH réalisées par les laboratoires de biologie médicale est estimé à 8,5 millions en 2024 (+ 13 % vs 2023), les structures de terrain se voient sacrifiées. Paradoxalement, ce sont les acteurs communautaires, ceux capables d’aller à la rencontre des populations les plus vulnérables – personnes migrantes, jeunes précaires, personnes en situation de rupture avec le système de santé – qui manquent cruellement de moyens.

Les données montrent une vérité flagrante : bien que le dépistage «grand public» se développe (avec 20 % des tests remboursés réalisés sans prescription), le dépistage communautaire recule – environ 50 000 tests en 2024 – ce qui pose une question majeure de justice sociale e

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