Nous sommes agriculteurs. Des éleveurs et des céréaliers. Des «bio» et des «conventionnels». Nous ne militons pas sous une bannière syndicale ou politique commune. Mais nous partageons ce sentiment : celle de l’urgence de faire entendre nos voix individuelles, pour dire stop.
A lire aussi
Stop à certains de nos gouvernants qui continuent de négliger les conséquences sociales, environnementales, territoriales de leurs décisions. Ceux qui, parce qu’ils ne jurent que par l’ouverture de nouveaux marchés internationaux, enchaînent les accords de libre-échange avec les principaux agro-exportateurs mondiaux produisant à des niveaux de compétitivité que nous n’atteindrons heureusement jamais, tout en nous abreuvant de mots censés nous rassurer. «Simplification des normes», «clause de sauvegarde».
Pensent-ils vraiment que nous nous satisferons de ce plat réchauffé, que l’on nous sert depuis trente ans inlassablement ? Que nous consentirons à avaler ces nouveaux accords avec les USA et le Mercosur, en échange de faux filets de sécurité et de reculs sur la règlementation environnementale ?
Mais c’est tout le contraire que nous attendons ! Réduire ou supprimer notre recours aux pesticides et aux engrais chimiques, produire l’alimentation de nos animaux, faire pâturer nos ruminants et protéger la biodiversité, économiser la ressource en eau : ce ne sont pas là des objectifs que nous nous fixons à un horizon lointain, mais notre projet d’exploitation. L’adaptation au changement climatique n’est pas une o




