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Affaire Ary Abittan : en quoi la nouvelle loi sur le consentement va faire progresser la façon de juger le viol

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Le non-lieu décidé pour l’humoriste souligne les limites du pénal concernant les infractions sexuelles. Avec le texte du 6 novembre 2025, qui intègre le non-consentement de la victime, l’argument du «qui ne dit mot consent» ne vaut plus.

Lors de la manifestation de soutien à toutes les victimes de viols et à Gisèle Pelicot, le 14 septembre 2024 à Paris. (Aline Deschamps/Libération)
Par
Denis Salas
ancien magistrat et essayiste
Publié le 15/12/2025 à 16h26

Il n’est pas simple pour le langage juridique de saisir un acte aussi intime qu’une relation sexuelle qualifiée de viol. Il n’est pas toujours possible de caractériser la violence, la contrainte, la surprise ou la menace, qui sont ses éléments constitutifs. Dans nombre de cas, l’incertitude domine. Une relation sexuelle contient des silences, des émotions, des échanges, bref tout une gamme d’affects. La signification morale (ou immorale) d’une attitude se laisse malaisément appréhender. Le non-lieu décidé pour Ary Abittan, mis en examen après une longue instruction, traduit la difficulté de juger cette matière. Au vu des éléments rendus publics par la presse, on peut suivre le raisonnement du juge avant de voir ce que la loi nouvelle du 6 novembre 2025

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