Nous étions avertis. Cela devait arriver. Mais nous ne nous y étions pas préparés. Nous savions qu’avec le réchauffement climatique global, des canicules et des sécheresses telles que celles subies de nos jours par les agriculteurs français allaient devenir de plus en plus intenses, et de plus en plus fréquentes. Mais le constat est accablant : rien n’a encore malheureusement été vraiment entrepris pour aider ces mêmes agriculteurs à y faire face, aux moindres coûts en termes monétaires et environnementaux. D’où le fait de voir brutalement apparaître aujourd’hui des conflits d’usage au sujet des ressources hydrauliques disponibles. Nous faut-il privilégier l’irrigation des cultures, l’abreuvement des animaux, le refroidissement des réacteurs de nos centrales nucléaires, les utilisations domestiques, le maintien de débits d’étiages suffisants au sein de nos canaux et cours d’eau, l’entretien de beaux tapis herbacés dans
tribune
Agriculture: une meilleure gestion de l’eau doit être encouragée
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Pour mieux lutter contre les sécheresses et les inondations, il nous faut changer de politique agricole commune et notamment diversifier les cultures, alerte l’agronome Marc Dufumier. Les agriculteurs qui mettent en œuvre les bonnes pratiques devraient être rémunérés par les pouvoirs publics.
«L’agriculture est l’activité qui, en France, a encore le plus recours aux eaux autres que les seules eaux de pluie. Elle en emploie environ 43%, et cela principalement pour irriguer les cultures en plein été.» (Véronique Popinet /Hans Lucas. AFP)
Par
Marc Dufumier
Professeur honoraire
Publié le 18/08/2022 à 15h16
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