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Attaquer le Groenland, c’est agresser l’Europe, un «casus belli»

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A l’instar des Chinois qui ont depuis longtemps lu le grand stratège Sun Tzu, les Européens feraient bien d’appliquer à la lettre les principes de son «Art de la guerre» pour mettre fin à l’impérialisme trumpien.

Donald Trump a intensifié ses ambitions sur ce territoire danois autonome depuis que l'armée américaine a pris le contrôle du Venezuela le 3 janvier 2026. Ici, patrouille de la marine danoise au large de Nuuk, en 2025. (Odd Andersen/AFP)
Par
Patrick Sabatier, ex-journaliste et directeur adjoint de la rédaction de «Libération» (2000-2007)
Publié le 08/01/2026 à 10h59

Sun Tzu a dit : «La guerre est une affaire d’importance vitale pour l’Etat, la province de la vie et de la mort, la voie qui mène à la survie ou à l’anéantissement…» L’annonce par Donald Trump qu’il va très vite s’«occuper» du Groenland, c’est-à-dire chercher à l’annexer d’une manière ou d’une autre devrait inciter les dirigeants européens à relire l’Art de la guerre.

Tous ceux qui ne voient dans les menaces proférées par le président des Etats-Unis que rodomontades se trompent lourdement, même si elles ont d’abord pour but de susciter crainte, panique et divisions chez ses adversaires, afin de ne pas avoir à s’engager dans un conflit ouvert. Le stratège chinois rappelle au tout premier chapitre que «c’est un principe, en matière d’art militaire, de ne pas supposer que l’ennemi ne viendra pas…».

S’indigner du kidnapping du dictateur du Venezuela, Nicolás Maduro, n’a pas grand sens. Le kidnapping, comme «les offres que vous ne pouvez pas refuser» sont une pratique mafieuse pratiquée de tout temps dans les affaires internationales comme dans le crime organisé. Don Donald s

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