Le président américain a récemment envoyé 60 lettres à des dirigeants de différents pays les invitant à participer au Conseil de la paix qu’il vient de créer. Ce nouvel organe, lancé par Donald Trump en janvier 2026, se présente comme un instrument, plus efficace que ceux existant déjà, de stabilisation et de reconstruction dans les pays en guerre, en premier lieu à Gaza, mais il constitue surtout une tentative de court-circuiter l’ONU et de redéfinir, de façon unilatérale, les conditions mêmes de la légitimité internationale.
Donald Trump, un président «à vie»
Les règles et conditions de cet organe sont révélatrices : Trump pourrait présider cette instance «à vie» et aurait un pouvoir d’interprétation discrétionnaire sur sa charte et les décisions, ce qui place l’organe sous une autorité personnelle, non collégiale.
Plus encore, sa charte prévoirait qu’un siège permanent puisse être obtenu contre une contribution d’au moins 1 milliard de dollars, tandis que les autres membres exerceraient des mandats limités (trois ans, renouvelables).
Autrement dit, la représentation y est monétisée. Cette logique mercantile va à l’e




