Dénoncer l’intervention des Etats-Unis au Venezuela et la capture de son président comme contraire au droit international est tout à fait juste et nécessaire. L’administration Trump viole non seulement la Constitution américaine, mais aussi les normes internationales fondamentales que les Etats-Unis ont grandement contribué à établir à la fin de la Seconde Guerre mondiale : l’égalité souveraine des Etats, le principe de non-intervention, la condamnation de tout «changement de régime» politique imposé de l’extérieur.
Et surtout le principe de non-recours à la force dans les relations internationales, avec ses deux exceptions étroitement délimitées que sont l’autorisation par le Conseil de sécurité dans le cadre du chapitre VII de la charte des Nations unies et le «droit naturel» de légitime défense prévu par l’article 51 de la même charte.
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Ceux qui clament que le droit international est mort vont cependant trop vite en besogne : l’immense majorité des Etats de la planète tiennent à ces principes et les ont d’ailleurs réaffirmés avec force en réaction à l’intervention américaine au Venezuela, comme en 2022 face à l




