C’est en notre nom que les conseils départementaux, les régions, les villes et l’Etat suppriment des subventions aux associations qui aident les femmes victimes de violences.
Or, c’est un choix de société, donc un choix qui devrait être discuté collectivement. Est-ce que nous considérons que ces associations sont un luxe dont on peut faire l’économie ?
D’abord, les actions de ces associations servent-elles à quelque chose ? Oui. Sans ambiguïté. Prenons les féminicides conjugaux. Avec une volonté politique et des moyens, on peut faire baisser leur nombre. Le Canada ou l’Espagne l’ont fait.
La France s’était engagée dans cette voie. Après le Grenelle des violences conjugales en 2019, plusieurs dispositifs avaient été mis en place. Les chiffres ont commencé à diminuer. De 123 femmes tuées en 2016, on est passé à 107 l’an dernier (1). Mais comme l’a prédit Anne-Cécile Mailfert avec les restrictions budgétaires actuelles «des femmes vont mourir, c’est mathématique».
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Elle a raison. Jeudi 20 novembre, quatre femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex. Mélanie, Laure, Elodie et Béatrice. Elles ne se connaissaient pas. Béatrice avait 56 ans, elle était prof d’histoire-géo, elle avait trois filles. Quels points communs avait-elle avec Laura, 32 ans, supportrice du Racing de Besançon. Désormais, elles sont liées. Leurs vies ont fini le même jour, de la même manière.
Désinformation
Au-delà de la comptabilité, il s’agit de sauver des femmes et leurs proches. Le meurtre d’une personne ne fait jamai




