En juillet 2025, le Congrès des Etats-Unis a voté une réduction de 1,1 milliard de dollars du financement fédéral accordé à Corporation for Public Broadcasting (CPB), ce qui a eu un impact direct sur les stations membres de NPR et de PBS, les radios et télévisions indépendantes. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un plan de réduction budgétaire de 9 milliards de dollars demandé par le gouvernement de Donald Trump, qui vise à la fois la radiodiffusion publique et l’aide étrangère. On n’en attendait pas moins d’un régime autoritaire.
Ces coupes budgétaires ont déjà eu des conséquences importantes pour les stations locales, en particulier, dans les zones rurales et mal desservies où les médias publics constituent souvent la principale source d’information, d’alertes d’urgence et de programmes culturels et éducatifs. De nombreuses stations ont dû procéder à des licenciements, à des réductions de salaire et à des annulations de programmes.
En France, le projet de loi de finances 2026 prévoit une réduction sans précédent de 44 % du Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER, géré par le ministère de la Culture), passant de 35 à 19 millions d’euros, ce qui met en péril plus de la moitié des radios associatives et menace près de 80 % des 3 000 emplois salariés. Cette mesure est qualifiée de «budget du silence» par les acteurs du secteur.
Des missions d’intérêt public et de cohésion sociale menacées
Si les Etats-Unis comptent plus de 4 000 stations de radio non commerciales, il existe 729 radios associatives en France, répart




