Dans un invraisemblable embrouillamini, le récent épisode ministériel concernant une première annonce de 4 032 suppressions de postes d’enseignants dans le premier et second degré ramenée dans un second temps à 3 256 suppressions pour le budget 2 026 est révélateur d’un problème bien plus profond : celui de l’absence d’une vision claire et cohérente pour l’Education nationale. Une fois encore, le gouvernement se retrouve à gérer la communication avant de gérer la politique, au détriment de nos écoles, de ses personnels et de ses 12 millions d’élèves.
Depuis 2017, en effet, avec une succession de huit ministres dont sept depuis 2022, la politique éducative consiste en une avalanche de réformes précipitées, d’objectifs contradictoires, de décisions et d’annonces jamais concertées, souvent relayées par la presse avant même d’en informer les principaux intéressés chargés de les appliquer. Suppressions de postes, réorganisation des programmes, réformes du baccalauréat, de la voie professionnelle, groupes de niveaux, uniforme à l’Ecole, multiplication des dispositifs expérimentaux… chaque initiative semble conduite sans anticipation des conséquences concrètes sur le terrain.
C’est une politique éducative néolibérale brouillonne
Le résultat est clair : des mesures improvisées qui désorientent les élèves et épuisent les enseignants. Le dernier cafouillage ministériel sur le nombre de suppressions de postes en est la parfaite illustration : une annonce qui fait le buzz médiatique, des rectifications en cascade et in fine un message brouil




