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Ce que l’affaire Julien Théry dit de l’antisémitisme chez les universitaires de gauche

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Pour l’historien Julien Théry, mis en retrait par son université, l’antisémitisme de gauche n’est qu’une «fiction polémique stigmatisante». Ce faisant, il sacrifie le vrai au nom du bien, fait valoir le spécialiste du socialisme et du judaïsme français Milo Lévy-Bruhl, pour qui l’antisémitisme de gauche est une tradition prégnante.

Plusieurs publications antisémites, partagées par Julien Théry lui-même, ont été retrouvées sur le groupe Facebook de «la Grande H». (Matthieu Delaty/Hans Lucas. AFP)
Par
Milo Lévy-Bruhl
docteur en philosophie politique
Publié le 16/12/2025 à 14h25

Julien Théry est professeur d’histoire médiévale à l’université de Lyon-II et producteur et animateur de la Grande H., émission d’histoire du Média, site et chaîne de télévision proche de La France insoumise. A ce titre, il est un membre éminent du groupe social des universitaires de gauche, au sein duquel il symbolise une tendance particulière. Ce groupe social se caractérise, en effet, par une tension entre son ethos universitaire et son inclination politique de gauche. Serviteur d’un idéal du vrai d’un côté, chevalier d’un idéal du bien de l’autre, les universitaires de gauche vivent structurellement une politisation contrariée.

Bien que leur fonction sociale dépende de leur conformité à ce double idéal, chacun sait qu’il est difficile de servir deux maîtres. La tentation est grande de neutralise

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