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COP 30 : redorer le blason des crédits carbone, c’est possible

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A l’occasion de la convention qui s’ouvre le 10 novembre au Brésil, les spécialistes du climat Anna Creti, Philippe Delacote et Tara L’Horty appellent à renforcer la transparence et les méthodes d’évaluation du mécanisme visant à réguler le marché des émissions de gaz à effet de serre.

Réunion préparatoire de la COP 30 : avec (de g. à dr.) le ministre brésilien des Finances, Fernando Haddad (au centre), Simon Stiell des Nations unies et André Correa do Lago, président de la COP30, le 13 octobre, à Brasília. (Mateus Bonomi/REUTERS)
Par
Anna Creti, professeure à l’université Paris-Dauphine PSL, chaire économie du climat
Philippe Delacote, directeur de recherches Inrae et chaire économie du climat
Tara L’Horty, doctorante Inrae et chaire économie du climat
Publié le 07/11/2025 à 7h30

A l’approche de la COP 30 (du 10 au 21 novembre prochain), les 27 pays de l’Union européenne viennent de se mettre d’accord sur leurs objectifs de baisse d’émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2035. Parmi ces objectifs est mentionnée la possibilité d’externaliser une partie de ces efforts, via l’achat de crédits carbone internationaux.

Cette décision peut apparaître problématique, dans la mesure où les crédits carbone souffrent d’un manque de crédibilité important.

Les crédits carbone sont un moyen fondamental pour la transition bas carbone, en particulier pour pallier au manque de financements publics pour les transferts Nord-Sud dans le cadre de la finance climatique globale. Les projets liés à ces crédits sont, en effet, surtout localisés dans les pays du sud, mais ce type de mécanisme est également développé dans les pays industrialisés, dans le cadre des projets qui, par exemple, obtiennent le «label bas carbone» français ou seront certifiés sous la régulation européenne

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