La COP 30 à Belém intervient dans un contexte alarmant. Le mois dernier, un rapport coordonné par plus de cent cinquante scientifiques a confirmé le franchissement du premier « point de bascule » planétaire : les récifs coralliens tropicaux sont désormais engagés sur une trajectoire quasi irréversible. Un tel basculement, inédit, marque une aggravation majeure de la crise environnementale mondiale.
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Plus inquiétant encore, l’Amazonie se rapprocherait elle aussi du point de bascule. Au-delà de 20 à 25 % de déforestation, des boucles de rétroaction transformeraient la forêt en savane sèche. Or ce taux atteint déjà 17 %, auxquels s’ajoutent 17 % de couvert forestier fortement dégradé.
Un tel basculement libérerait d’immenses quantités de carbone, détruirait un foyer unique de biodiversité et assècherait durablement le continent en affaiblissant les rivières volantes qui transportent les pluies jusqu’aux Andes. C’est pourquoi Lula




