Talleyrand les en avait avertis. «On peut tout faire avec des baïonnettes, disait-il, sauf s’asseoir dessus», et cette profonde vérité, le Guide suprême iranien et son régime ne vont pas tarder à l’éprouver.
Dans les prochains jours, ou les prochains mois, ils tomberont. Après un instant de bonheur fou, l’Iran devra se reconstruire tandis que le Proche-Orient tout entier en sera remodelé. La chute de cette dictature n’ouvrira pas les portes du paradis, mais oui, elle tombera et tant mieux, enfin, car elle n’a plus pour elle que des armes.
Balles, drones et chars, c’est d’elles dont le Guide suprême a menacé vendredi les manifestants qui ne veulent plus ni de lui ni de son régime. Avec des armes, on tue et on intimide. Elles comptent d’autant plus qu’en presque un demi-siècle d’existence, la république islamique s’est forcément attaché des groupes sociaux entiers, des millions de familles qui perdraient tout avec elle et tenteront de la défendre, mais les armes, ça s’épuise.
Il faut ou bien en racheter quand les arsenaux




