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Dans une société de rentiers, il faut abolir l’héritage

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Remplacer un capital qui discrimine avant même la naissance par une dotation universelle à 18 ans rétablirait la méritocratie et la justice sociale, affirme Rémy Goubert, premier secrétaire du Parti socialiste dans le Cantal.

L’écrasante majorité des Français n’hérite de rien ou presque : 87 % d'entre eux ne paient aucun droit de succession. (ROMAIN DOUCELIN/Hans Lucas via AFP)
Par
Rémy Goubert
Premier secrétaire du Parti Socialiste du Cantal
Publié le 22/09/2025 à 14h48

Le débat budgétaire et fiscal dans notre pays a remis au centre de la vie politique une question brûlante mais séculaire : qui doit payer l’impôt et au nom de quoi ? Alors que la taxe Zucman, une proposition de contribution exceptionnelle sur les très grandes fortunes, suscite approbation ou opposition, la question de l’héritage apparaît comme l’un des grands angles morts du moment. Or, il n’y a pas plus inégalitaire qu’une société de rentiers : l’héritage est un capital qui existe avant nous, indépendamment de notre force de travail. Un capital qui discrimine avant même que l’on ait commencé à vivre.

Aujourd’hui, 87 % des Français ne paient aucun droit de succession, car leur patrimoine familial est inférieur à la franchise de 100 000 euros. Ce ch

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