Le débat budgétaire et fiscal dans notre pays a remis au centre de la vie politique une question brûlante mais séculaire : qui doit payer l’impôt et au nom de quoi ? Alors que la taxe Zucman, une proposition de contribution exceptionnelle sur les très grandes fortunes, suscite approbation ou opposition, la question de l’héritage apparaît comme l’un des grands angles morts du moment. Or, il n’y a pas plus inégalitaire qu’une société de rentiers : l’héritage est un capital qui existe avant nous, indépendamment de notre force de travail. Un capital qui discrimine avant même que l’on ait commencé à vivre.
Aujourd’hui, 87 % des Français ne paient aucun droit de succession, car leur patrimoine familial est inférieur à la franchise de 100 000 euros. Ce ch




