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De Roosevelt à Trump, le retour du «big stick» américain

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En proclamant sa volonté de diriger le Venezuela, Donald Trump réactive une tradition impérialiste vieille de plus d’un siècle, bien plus proche de la politique du «gourdin» de Roosevelt que de la simple doctrine Monroe, estime la professeure en études latino-américaines Diana Burgos-Vigna.

Les présidents Donald Trump et Theodore Roosevelt (1858-1919). (Jonathan Ernst/Reuters. DR)
Par
Diana Burgos-Vigna, professeure en études latino-américaines à l'université Paris-Nanterre et à l'Institut des Amériques
Publié le 06/01/2026 à 17h17

«I took Panama», c’est ainsi que Theodore Roosevelt résumait, en 1911, l’intervention des Etats-Unis dans ce pays centre-américain devant un public d’étudiants à l’université de Californie.

C’est devant la planète entière interloquée que Donald Trump annonçait le 3 janvier 2026, lors de sa conférence de presse relatant son intervention au Venezuela : «We’re going to run the country.»

Un peu plus d’un siècle sépare ces deux déclarations, mais la tonalité est sensiblement la même, l’élan impérialiste également.

L’Amérique aux Américains

Depuis l’intervention des Etats-Unis dans le pays sud-américain, les références à la doctrine Monroe se multiplient, dans la presse, et dans la bouche de Donald Trump lui-même. «L’Amérique aux Américains», comme il est coutume d

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