Le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan vient de publier une étude qui analyse les conséquences de la marée descendante de la natalité. En 2025, pour la première fois, vont se croiser la courbe des naissances (en forte baisse) et la courbe des décès (en forte hausse) ; le solde naturel, c’est-à-dire les naissances moins les décès, va devenir négatif de façon inédite et durable. La France comme ses voisins entre dans l’hiver démographique.
Comme le craignait l’économiste Alfred Sauvy, la lenteur des phénomènes démographiques les charge de conséquences tout en les dérobant à l’attention des contemporains qui les subissent. Pour illustrer ce phénomène, il avait trouvé une comparaison très parlante : «La petite aiguille de la montre est la plus importante mais elle paraît immobile.»
Outre l’indifférence pour le temps long, un pays peut pendant quinze ou vingt ans trouver intérêt à avoir une faible natalité car cela réduit automatiquement ses charges d’éducation ou de chômage. En revanche, à plus long terme, lorsque les générations déficitaires arrivent à l’âge productif, le bilan s’inverse et il devient de plus en plus défavorable pour les générations qui suivent.
Nous éviter le pire
Aussi, tout se conjugue pour




