Jeudi 12 février, à l’Assemblée nationale, le débat sur le droit de vote des résidents étrangers aux élections municipales aurait dû avoir lieu. Le texte, adopté en commission, devait être examiné en séance. Mais la droite et l’extrême droite ont choisi l’obstruction, multipliant les amendements par centaines et les manœuvres pour empêcher que cette proposition puisse être discutée sereinement et, à terme, soumise au peuple par référendum.
Cet épisode aura eu au moins un mérite : révéler, une fois encore, la force de la peur dans notre vie publique. Peur d’assumer une idée pourtant ancienne. Peur de défendre une conviction pourtant juste. Peur, surtout, d’être attaqué par l’extrême droite.
Nous pensons, au contraire, qu’il est temps de le dire clairement : nous ne devons pas avoir peur d’être fidèles à nos convictions.
Le droit de vote des étrangers aux élections municipales n’est pas une idée nouvelle. C’est une promesse historique de la gauche, fondée sur un principe simple : celles et ceux qui vivent dans une commune, qui y travaillent, qui y paient des impôts et qui y élèvent leurs enfants doivent pouvoir participer aux décisions locales qui les concernent.
Crispations
Cette idée a avancé par la ténacité de celles et ceux qui ont refusé de la laisser disparaître. En 2000, à l’Assemblée nationale, une proposition de loi était adoptée à l’initiative de Noël Mamère. En 2011, le Sénat adoptait à son tour un texte.
Aujourd’hui encore, des parlementaires écologistes et de gauche continuent de




