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TRIBUNE

Ecologie, parité... le Vendée Globe doit se réinventer

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La biodiversitédossier
Pour être en phase avec son époque, la course au large doit réduire son impact carbone et limiter la vitesse des bateaux pour protéger les cétacés. D’un point de vue humain, davantage de mixité est attendue, pointent des élus écologistes et des figures du monde de la voile.
Aux Sables d'Olonne, le 20 octobre 2024, en pleine préparation de la course du Vendée Globe qui doit partir le 10 novembre 2024. (Mathieu Thomasset/Hans Lucas via AFP)
par Un collectif d'élus écologistes et de personnalités de la voile
publié le 9 novembre 2024 à 15h30

En France, la voile s’est bâtie autour des valeurs de sobriété et d’accessibilité à la pratique. Cette émergence s’est faite en franche opposition à un yachting organisé pour et par les propriétaires de bateaux. Dans les années 50, afin de s’approprier la mer et d’encourager les mouvements d’émancipation, de nombreux esprits libres vont s’y atteler. Avec des organisations d’éducation populaire comme les Glénans, des architectes attachés à la simplicité comme Jean-Jacques Herbulot, et des marins populaires tels que Bernard Moitessier, une nouvelle vision de la mer est née, enfin accessible à tous.

Pourtant, au nom de la modernité, la course au large s’est tournée vers des bateaux toujours plus rapides et technologiques.

Dans le même temps, l’océan subit les conséquences de l’activité humaine et du changement climatique : la biodiversité s’effondre, la pollution est massive, et les phénomènes météorologiques imprévisibles…

Etre moderne, c’est comprendre ces enjeux, et agir pour concevoir des courses en phase avec notre époque pour continuer à faire rêver toutes celles et ceux qui aiment la mer, les marins et le Vendée Globe. C’est penser des courses respe