Alors que nous célébrerons, en 2026, le 150e anniversaire de la mort de George Sand, il faut se rappeler de la personnalité de cette femme engagée dans l’émancipation du «peuple» qui pour sa vie et ses écrits mériterait d’entrer au Panthéon.
Longtemps oubliée après la mise à l’Index par le Vatican de son œuvre jugée «immorale», elle fut pourtant de son vivant un modèle de femme libre, œuvrant à l’instauration de la République, de l’égalité, de l’instruction pour tous et toutes.
A la mort de George Sand, en 1876, Flaubert la qualifie de «grand homme», et Hugo d’«homme politique». Elle aurait mérité comme son ami Victor Hugo des funérailles nationales, mais ne fut, simple femme, ni électrice ni éligible : la politique était une affaire d’hommes.
«Je suis du parti du peuple»
«Les rois, les prêtres, voilà, les grandes sources d’iniquité.» Engagée, elle l’est très tôt : journaliste politique au Figaro, avec des tribunes critiques sur la Monarchie de Juillet, ou dans les manifestations de 1830 aux côtés du «peuple parisien», dont elle admirera la dignité lors des événements de 1848. Depuis la Cause du peuple qu’elle crée en 1848 jusqu’aux Bulletin de la République.
Idéologue de l’ombre, elle diffuse les idées des «Républicains socialistes» comme Louis Blanc, Ledru-Rollin, Barbès, Arago, Leroux, Bakounine. Après 1851, Sand plaide la cause de centaines de détenus politiques auprès de Louis-Napoléon Bonaparte qu’elle prévient pourtant : «Ne comptez pas q




