Le samedi 15 novembre 2025, une messe a été célébrée à Verdun «pour le repos de l’âme de Philippe Pétain et des victimes de toutes les guerres». Autorisée par monseigneur Philippe Ballot, archevêque-évêque de Metz et administrateur apostolique de Verdun, cette cérémonie, impulsée par l’Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain (ADMP), a immédiatement suscité l’indignation et la mobilisation : une controverse majeure pour l’Eglise, soulevant de vives interrogations sur la mémoire collective et la responsabilité institutionnelle.
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La décision du tribunal administratif, qui autorisa la messe au nom de la liberté de culte malgré l’interdiction initiale du maire de Verdun, n’a rien apaisé. De nombreux citoyens, élus et manifestants se sont rassemblés pour dénoncer ce qu’ils percevaient comme la résurgence d’une forme de complaisance envers la mémoire du régime de Vichy.
Une responsabilité institutionnelle défaillante
La responsabilité de monseigneur Ballot dans cette affaire dépasse largement la simple autorisation administrative. Par son choix d’autoriser la messe pour Pétain dans une église à Verdun, il a manqué à son devoir moral et historique, validant une initiative qui ne pouvait que attiser la confusion mémorielle et offrir une tribune aux discours les plus négationnistes et antisémites.
Malgré les mises en garde du maire, les protestations des familles et l’indignation de la société civile, l’archevêque de Metz s’est réfugié derrière une neutralité liturgique, laissant la porte ouverte à la réhabilita




