Il y a quatre-vingts ans, la Grèce sortait de la Seconde Guerre mondiale et sombrait dans la guerre civile. Ce moment de l’histoire est crucial : ce traumatisme n’a jamais véritablement fait l’objet d’un travail de mémoire bien qu’il ait divisé la société et les familles. Vangelis Karamanolakis, professeur d’histoire grecque moderne et contemporaine à l’Université d’Athènes et président du conseil d’administration des archives d’histoire sociale contemporaine analyse, pour Libération, cette période et ses répercussions dans la culture politique, de la dictature des colonels (1967-1974) aux débats politiques actuels.
Dans quel contexte se trouvait la Grèce lorsqu’elle plongea dans la guerre civile en 1945 ? Quelles forces internes étaient impliquées ?




