Citoyennes et citoyens d’origine juive, partisans d’une paix juste et durable fondée sur la reconnaissance et le respect des droits nationaux des peuples israélien et palestinien, nous demandons le retrait immédiat de la proposition de loi Yadan, qui, sous prétexte de lutter contre «les formes renouvelées de l’antisémitisme», entend, par la menace de sanctions pénales, limiter drastiquement les critiques de la politique israélienne.
A lire aussi
Mélanger l’indispensable lutte contre l’antisémitisme avec l’interdiction de critiquer la politique criminelle du gouvernement d’extrême droite de Benyamin Nétanyahou est inacceptable. Après les attaques terroristes menées par le Hamas le 7 octobre 2023, l’Etat d’Israël a riposté en commettant des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
Il est en outre suspecté d’avoir commis un crime de génocide. Ces qualifications ont été formulées dans des décisions répétées de la Cour internationale de justice et de la Cour pénale internationale sur le fondement de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide adoptée en 1948.
Rappelons que l’Etat d’Israël qui conteste aujourd’hui ces instances a joué en 1948 un rôle moteur dans le processus d’adoption de ce traité international.
Une politique de force qui fait fi des droits humains
Depuis deux ans et demi, la condamnation de la politique israélienne a pris une ampleur très importante à travers le monde. Fondamentalement cette condamnation exprime le rejet d’une politique de force qui fait fi des droits humains et non un a




