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En pénalisant toute critique de la politique d’Israël, la proposition de loi Yadan n’aidera pas à lutter contre l’antisémitisme

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Le texte entretient «la fausse assimilation entre juifs, Israël et sionisme», dénonce le collectif de citoyens et de citoyennes d’origine juive. Ils appellent les député·es à rejeter ce texte qui sera soumis au vote ce 26 janvier.

En 2024 à Toulouse, lors d'une manifestation de soutien au peuple palestinien de la bande de Gaza suite aux attaques israéliennes. (Pat Batard/Hans Lucas. AFP)
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Un collectif d'origine juive militant pour le respect des droits nationaux des peuples israélien et palestinien
Publié le 22/01/2026 à 6h01

Citoyennes et citoyens d’origine juive, partisans d’une paix juste et durable fondée sur la reconnaissance et le respect des droits nationaux des peuples israélien et palestinien, nous demandons le retrait immédiat de la proposition de loi Yadan, qui, sous prétexte de lutter contre «les formes renouvelées de l’antisémitisme», entend, par la menace de sanctions pénales, limiter drastiquement les critiques de la politique israélienne.

Mélanger l’indispensable lutte contre l’antisémitisme avec l’interdiction de critiquer la politique criminelle du gouvernement d’extrême droite de Benyamin Nétanyahou est inacceptable. Après les attaques terroristes menées par le Hamas le 7 octobre 2023, l’Etat d’Israël a riposté en commettant des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

Il est en outre suspecté d’avoir commis un crime de génocide. Ces qualifications ont été formulées dans des décisions répétées de la Cour internationale de justice et de la Cour pénale internationale sur le fondement de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide adoptée en 1948.

Rappelons que l’Etat d’Israël qui conteste aujourd’hui ces instances a joué en 1948 un rôle moteur dans le processus d’adoption de ce traité international.

Une politique de force qui fait fi des droits humains

Depuis deux ans et demi, la condamnation de la politique israélienne a pris une ampleur très importante à travers le monde. Fondamentalement cette condamnation exprime le rejet d’une politique de force qui fait fi des droits humains et non un a

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