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Libération
A la poursuite de la beauté (6/8)

Esther Teillard : «Ce n’est qu’en se dégueulassant qu’on tombe en beauté, en amour»

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On prend le chemin de la beauté comme on tombe en disgrâce ou en littérature. Sortez de vos eaux troubles, osez prendre la barre et venez vous vautrer dans la mare aux horreurs, invite l’écrivaine.

Marseille en 2020, avec une fresque de la rue Consolat, avec son point d'eau de la ville mise en place par Emmaüs. (Yohanne Lamoulère/Tendance Floue pour Libération)
Par
Esther Teillard, écrivaine
Publié le 01/01/2026 à 11h48

Obsession contemporaine et plurimillénaire, la quête du beau est aussi universelle. En cette fin d’année, Libération explore la beauté comme injonction, privilège ou ressource, voire consolation dans un monde qui va mal. Le sublime de la montagne, l’esthétique foutraque des ruelles de Marseille, la beauté d’un navet, les codes de l’ultra féminité féministe, la coquetterie de Homo sapiens… Ecrivain·es, philosophes, ethnologue et humoriste la traquent dans toutes ses formes et ses recoins.

Chercher la beauté est une mission sale. J’ai eu envie d’écrire pour la première fois à Marseille, en plein Belsunce, lorsque j’ai découvert que l’église catho tradi délabrée de la rue Tapis-Vert était aussi une synagogue et une déchetterie. La beauté, c’est ça ; un simulacre d’ordre, des confusions derrière. Je crois, non, je suis persuadée, que la beauté est un

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