Menu
Libération
tribune

Extrême droite : Paris n’est plus à l’abri

Réservé aux abonnés

Le nouveau mode de scrutin pourrait, en cas d’absence de majorité absolue pour la liste arrivée en tête, aboutir à une assemblée parisienne gouvernée par une coalition entre la droite et son extrême, alors que les signes de porosité entre les deux se multiplient, alerte le sénateur PCF de Paris Ian Brossat.

Sarah Knafo, probable candidate de Reconquête dans la capitale, et Rachida Dati, la candidate de LR, à Paris le 14 juillet 2025. (Karim Daher/Hans Lucas)
Par
Ian Brossat, sénateur PCF de Paris
Publié le 09/12/2025 à 12h06

Ces vingt dernières années, Paris semblait évoluer hors des griffes de l’extrême droite. Berceau des Lumières, de la Révolution et de la République, ville multiculturelle et refuge des minorités, la capitale confinait le Rassemblement national aux marges.

Après des années fastes jusqu’à la fin des années 1990, il n’a cessé de décliner au point de ne même pas atteindre le seuil de 1,5 % aux dernières élections municipales, à rebours des dynamiques nationales. Quant au cordon sanitaire, il semblait solidement ancré dans notre culture politique. Pour combien de temps ?

Ces dernières semaines, les déclarations inquiétantes se sont multipliées. Elles dessinent toutes le même chemin : celui de l’abdication de la droite républicaine face à l’extrême droite.

A Marseille, Martine Vassal, candidate Les Républicains, n’exclut plus de s’allier avec le candidat du RN au second tour. Bruno Retailleau, président du même parti, assumait le 7 octobre dernier préférer le candidat de l’extrême droite à la candidate du Parti socialiste lors d’une élection législative partielle.

Laurent Wauquiez, enfin,

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique