Ces vingt dernières années, Paris semblait évoluer hors des griffes de l’extrême droite. Berceau des Lumières, de la Révolution et de la République, ville multiculturelle et refuge des minorités, la capitale confinait le Rassemblement national aux marges.
Après des années fastes jusqu’à la fin des années 1990, il n’a cessé de décliner au point de ne même pas atteindre le seuil de 1,5 % aux dernières élections municipales, à rebours des dynamiques nationales. Quant au cordon sanitaire, il semblait solidement ancré dans notre culture politique. Pour combien de temps ?
Ces dernières semaines, les déclarations inquiétantes se sont multipliées. Elles dessinent toutes le même chemin : celui de l’abdication de la droite républicaine face à l’extrême droite.
A Marseille, Martine Vassal, candidate Les Républicains, n’exclut plus de s’allier avec le candidat du RN au second tour. Bruno Retailleau, président du même parti, assumait le 7 octobre dernier préférer le candidat de l’extrême droite à la candidate du Parti socialiste lors d’une élection législative partielle.
Laurent Wauquiez, enfin,




