Alors que toutes les facettes de notre intelligence se trouvent aujourd’hui menacées par un clone IA (créativité, rationalité, relations sociales, habiletés sensori-motrice…), et que tous les recoins de nos existences, même les plus privés, se trouvent impactés par l’invasion et l’omniprésence des logiciels IA (GPS, recommandation, surveillance, accès à l’emploi, à l’éducation, ChatGPT et consorts), il est plus que temps de remettre l’église humaine au centre du village IA.
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Qu’entends-je par là ? Des trois vertus cardinales que des siècles de philosophie se sont efforcés d’éclairer et de rationaliser : le beau, le bien et le vrai, l’IA aujourd’hui bouleverse la donne et nous oblige à questionner une nouvelle fois la centralité de l’humain dans leur conceptualisation, leur mise en forme et en pratique.
Le maître d’œuvre en chair et en os
Or, l’IA seule ne produira jamais le beau. Il y va de la remise en question de l’artiste humain et du rôle des logiciels IA dans la réalisation de tableaux, de musiques, de scénarios, de vidéos… L’Art authentique a fondamentalement besoin d’humain pour s’exprimer (redonnons toute sa place aux performances physiques), s’incarner, narrer l’œuvre, la contextualiser, la justifier.
L’artiste a besoin d’une société humaine, pour s’isoler d’elle, la choquer, la subvertir, en vivre financièrement, et que son public partage un ressenti émotif dont il est convaincu à raison qu’un logiciel est incapable de partager.
L’instrument, le pinceau, le stylo humain sont d’autant plus brillants, émo




