Victime d’homophobie et de harcèlement scolaire intenses, le jeune Lucas, 13 ans, s’est suicidé le 7 janvier. Après la proposition d’un plan de prévention, le ministre de l’Education, Pap Ndiaye, a déclaré : «La société bouge beaucoup depuis dix ans, [malgré] un monde réactionnaire agressif qui s’attaque à l’école via les questions LGBT+. Mais je pense qu’il s’agit d’une réaction très bruyante qui ne reflète pas la société actuelle.» Malheureusement, le ministre ne semble pas prendre conscience d’un mal profond qui touche les pays occidentaux : l’arrivée en force de l’extrême droite et de sa rhétorique anti-LGBT+ dans l’école.
tribune
Harcèlement scolaire : la rhétorique anti-LGBT+ tue
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Le ministre de l’Education, Pap Ndiaye, propose la création d’«observatoires des LGBTphobies» après le suicide du jeune Lucas. Pourquoi ne pas aller plus loin et aborder la sexualité, dans les programmes scolaires, de certains modèles historiques ?
Lors de la marche en hommage à Lucas, victime de harcèlement scolaire à cause de son homosexualité, à Epinal, le 5 février. (Jean-Christophe Verhaegen/AFP)
Par
Jean-Philippe Berteau
Professeur d'université à New York (Etats-Unis), membre du Parti socialiste et coordinateur national pour les Français de l'étranger chez Homosexualités et Socialismes
Publié le 10/02/2023 à 10h13
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